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 | Sujet: ' I can still recall our last summer. ' Eléa & Nolan. Mar 15 Fév - 22:02 | |
| I CAN STILL RECALL OUR LAST SUMMER. Eléa & Nolan.« Jane, t'as pas vu mon pantalon gris ? » « T'es pas possible, on est à peine arrivés que tu perds déjà tes affaires. » Je souris à ma sœur. Elle n'avait pas tord, j'avais un sérieux problème d'organisation, on le savait rien qu'en entrant dans mon appartement à Paris, je crois que je ne l'ai jamais vu vraiment bien rangé. Enfin, sauf quand Madeleine vient, en général, elle ne supporte pas le bordel qu'il y a, et elle m'oblige à ranger, en nous motivant avec un peu de musique. Oui, je me suis déjà retrouvé à ranger mon appart' sur du Beyoncé... Mais ça n'arrive qu'avec elle. « Regarde dans l'armoire de papa, vous avez dû vous tromper en défaisant les valises. » Et voilà, encore une fois, qu'est-ce que je ferai sans elle? En dix minutes, j'étais prêt, j'avais hâte de sortir, profiter de l'air marin qui me manquait tellement lorsque j'étais à Paris. Venir ici seulement pendant l'été, je trouvais ça trop peu, cela dit, je crois qu'en hiver je mourrai de froid, bien qu'on dise qu'il fait toujours plus froid dans la capitale. « Tu sors? » « Je vais faire un tour, certainement à la plage. J'espère croiser du monde. » Un bisou à Jane, et j'étais partis. Malgré tout, un an, ça passait vite, j'avais l'impression d'avoir quitté Deauville il n'y a pas si longtemps. C'était bon d'être de retour. Sur le chemin, j'avais le temps de penser à l'été dernier, à tous ces gens que j'avais connu, ceux que j'avais préféré de pas revoir, mais ceux-là, je me moquais bien de ce qu'ils étaient devenus. Au final, j'en avais gardé d'assez bons souvenirs, enfin, si on oublie le fait que j'ai dû terminer à l'hôpital seulement cinq jours avant de rentrer sur Paris. Je suis maladroit, ça, je crois que tout le monde le sait, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis retrouvé par terre sans comprendre comment j'avais fais, ou le nombre de verres que je cassais par an, soit disant parce que, comme le dit mon père, je m'emmêle les pinceaux. C'est bizarre comme expression d'ailleurs. Cela dit, en général je m'en sors toujours bien. Je me souviens de cet été là, c'était une interne qui s'est occupée de moi. Bon j'avoue, j'ai eu très peur sur le moment, après tout, je ne savais pas si j'étais la première personne dont elle s'occupait. Mais oui, je sais, il faut bien une première fois à tout. Heureusement, non seulement il s'avéra qu'elle savait bien ce qu'elle faisait, mais en plus de ça, elle était adorable. Parce que oui, j'avoue, je ne fais pas toujours le malin quand je me retrouve à l'hôpital, mais lorsque c'est une jeune fille qui s'occupe de nous, on ne peut pas s'empêcher de faire l'homme fort, qui n'a pas mal. Bon, ben moi pour le coup, je n'étais pas très crédible dans le genre. C'est bien beau d'être dans mes pensées, mais si je regarde pas un minimum où je marche, je sais pas où je vais atterrir. Se perdre à Deauville, quand même, il faut le faire. Ah non, c'est bon, j'aperçois la mer. Où est-ce que j'en étais? Ah oui, Eléa. Adorable. Dommage qu'on se soit connu à la fin des vacances. Cela dit j'ai bien fais de ne pas lui dire que je revenais, ça peut être sympa comme surprise, non? Ah voilà, la plage, pleine de touriste, comme tous les après-midi, je me demande pourquoi je continue à espérer un peu de calme ici. |
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 | Sujet: Re: ' I can still recall our last summer. ' Eléa & Nolan. Dim 20 Fév - 18:33 | |
| Nolan & EléaJe finis par poser ma petite tête blonde sur le comptoir de la cuisine. Même la dureté du comptoir ne changea rien à la situation. Je décollai mon visage et réessayai de m’habituer à la luminosité qui parvenait des fenêtres. J’avais affreusement mal au crâne, c’était comme s’il y avait des petits hommes là haut à cogner contre la paroi de mon cerveau. D’instinct mes doigts firent quelques minuscules pressions contre mes tempes, pour « estomper » un peu la douleur. Mais, il fallait bien plus que cela pour sortir d’une gueule de bois. Par expérience je savais que l’aspirine n’avait vraiment aucun effet, la solution miracle c’est tout simple y en avait pas. C’était complètement idiot de croire qu’il y avait bien un simple truc aussi simple soit il, pouvait nous faire passer une meilleure journée le lendemain d’une fête bien trop arrosée. Je pense que je devrais arrêter de suivre ces internes et mon imbécile de grand-frère dans les bars louches de la ville. A quoi je pensais à ce moment là d’ailleurs ? Ce n’était pas dans mes habitudes d’agir comme ça. Mais, ce soir là était différent mes moindres pensées étaient pour lui : Adam. Il me rendait folle et encore l’adjectif était faible. Des talons claquèrent sur le sol de mon appartement, vu l’ampleur du bruit elle devait être en colère. « Tu n’es qu’un con Auxence ! » Encore une qui est tombée dans les filets de mon frérot, mais elle n’était de beugler de cette manière non plus. Mon frère ne tarda pas d’ailleurs à faire son apparition. « Ecoute euh…. Peu importe je t’avais prévenu. S’il te plait baisse d’un ton je ne veux pas que tu…. » « Oh mais ne vous dérangez pas pour moi, j’adore voir assister à des querelles après une fête bien arrosée. Continuez ! » De l’ironie à l’état pur, ce qui semblait mettre la jeune inconnue dans une colère encore plus noir. Elle ne broncha pas, elle prit la porte la claquant bien fort. Pour bien m’achever dans cette douleur atroce. « Tu sais tu devrais arrêter de les ramener chez moi tes conquêtes, surtout quand je te suis dans tes plans foireux comme hier soir. » Auxence rigola avant de se diriger vers la cuisine pour préparer du café. Je ne voyais pas pourquoi il riait d’abord. « Ma petite Eléa tu n’es plus fait pour ce genre de soirée. Regarde moi aucun mal de crâne, tu devrais te détendre plus. » « Mais oui bien sur allez file moi du café au lieu de l’ouvrir. » [….]
Je marchai dans les rues de Deauville sans avoir de but précis, j’avais juste besoin de me changer les idées et surtout pour prendre un bon bol d’air frais. Je dois dire que ça ne marche pas vraiment, j’avais toujours un peu mal au crâne. Il ne me restait plus qu’un endroit pour essayer d’avoir moins de bruit. La plage, l’air marin avait toujours eu un effet bénéfique sur moi. A mon grand regret cette partie de la ville était toujours occupée par de nombreux touristes. Je marchai là parmi ces familles ou couples, au moins eux ils s’amusaient et avaient ce qu’ils voulaient. A croire que le bonheur n’était réservé qu’aux autres. Je ne regardai pas devant moi, fonçant un peu je finis par rentrer dans quelqu’un. Tout ce que j’espérais, c’était de ne pas tomber sur un touriste aigri c’était les pires. « Je suis vraiment désolée, je ne regardais pas où j’allais. » Je daignai enfin à lever mes yeux vers la personne à qui je venais de faire mes excuses. Je reconnaissais ces traits, il n’avait pas changé d’un pouce peut être les cheveux. Nolan un ancien patient avec qui j’avais gardé contact l’été dernier avant qu’il ne reparte. « Nolan ? » Stupide, mais c’était dans le genre humain de poser des questions idiotes, alors qu’il savait parfaitement la réponse. |
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